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Retrouvez tout l'été les buzz qui ont animé le web durant ces douze derniers mois. Bien entendu, les rapports de Nicolas Sarkozy avec une presse qu'il voudrait aux ordres y tiennent une place de choix, de la mise au pilori en direct de Laurent Joffrin au fameux off de France 3.
« Les victimes du journalisme sont dans les prisons, les martyrs de la liberté de la presse dans les cimetières… », explique l'ex-directeur de Paris-Match, Alain Genestar, dans son dernier ouvrage, « Expulsion ». Avant de poursuivre : « Moi, j'ai juste eu un problème avec Nicolas Sarkozy. » Il est loin d'être le seul !
Par exemple, Laurent Joffrin - « m'sieur Jofffrin » comme dit Sarkozy. Lors de la fameuse conférence de presse du 8 janvier dernier, celle qui restera dans les mémoires pour le fameux « Avec Carla, c'est du sérieux », le président se livre à petite leçon d'éreintage en règle. Dans le collimateur présidentiel, le directeur de Libération : « M'sieur Joffrin, un homme cultivé comme vous, dire une aussi grosse bêtise ». Puis : « Excusez-moi, m'sieur Joffrin, les mots ont un sens. » Ensuite : « Vous n'avez donc trouvé que ça ? » etc. La scène dure plus de six minutes, pendant lesquelles les autres journalistes présents à la conférence de presse… rient avec le président, aux dépens de leur confrère. Comme quoi, corporatiste ne signifie pas solidaire…
Même jour, même endroit. Après l'humiliation, l'allusion grasse. Après Joffrin, Roselyne Febvre, la journaliste de France 24 qui s'est chargée de la question jackpot sur Carla. Sarkozy, soucieux de montrer qu'il connaît bien les 623 journalistes réunis pour l'occasion, lui balance : « Votre vie politique a commencé il y a huit mois, avec moi. Enfin, en tout bien tout honneur… »
En revanche, pas question de rire face à Lesley Stahl, la journaliste américaine de CBS qui l'interviewe en octobre 2007 pour un numéro spécial de la prestigieuse émission « 60 minutes », intitulé « Sarko l'Américain ». Comme elle le questionne sur Cécilia, Nicolas Sarkozy répond : « Si j'avais à dire des choses à propos de Cécilia, je ne le ferais certainement pas ici. » Puis il arrache son micro et, sans autre forme de procès, quitte la pièce en laissant la présentatrice vedette de CBS passablement stupéfaite. Deux semaines plus tard, le divorce était prononcé. 600 000 clics à l'Audimat !
Dernier sarko-buzz en date, le off de FR3 le 30 juin, révélé par Rue89. Du sibyllin « ça va changer tout ça » au tutoiement de l'ex-placardisé Gérard Leclerc, en passant par la suggestion glissée à Paul Nahon, directeur de l'information : « Vous voulez pas poser une question d'actualité sur Carcassonne, non ? », cette leçon d'indépendance journalistique réalise un excellent score : 2 bons millions de clics. Du boulot de professionnel, non ?
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