Pour recevoir notre newsletter
E-mail:
Sondage: Conseils en gestion de patrimoine
Si vous épargnez de l'argent, dans quel(s) placement(s) investissez-vous votre épargne ?


Accueil | Actualités | Actualité France | Catherine Pégard, une groupie à l'Elysée... et sur Europe 1

Catherine Pégard, une groupie à l'Elysée... et sur Europe 1

Taille de la police: Decrease font Enlarge font

Ce dimanche la conseillère spéciale du Président Catherine Pégard, participait à l’émission « Fan de… » sur Europe 1 à propos de sa passion pour le groupe Tokyo Hotel. En fait l’émission s’appelle Médiapolis et portait sur Nicolas Sarkozy. Si la forme change, le fond demeure.

La prestation de Catherine Pégard, ancienne journaliste politique du Point, sur Europe 1 ce dimanche laisse sans voix notamment sur les capacités de ces anciens observateurs de la vie politique à faire fi de toute distanciation pour sombrer aussi sec dans l'idolâtrie quasi-adolescente de leur nouvelle autorité politique. A se demander parfois si la comédie médiatico-politique n'aurait pas commencé bien avant…

Sarkozy, une référence aux Etats-Unis
Sarkozy adore les courtisans. Sûr qu'avec Cathérine Pégard le Président démontre là ses redoutables qualités de chasseur de têtes car ce n'est pas d'elle que viendront les philippiques les plus agressives : «Obama et Mc Cain ont repris la formule du site internet de Nicolas Sarkozy : preuve que Nicolas Sarkozy peut devenir une référence aux USA» assure la désormais conseillère politique du Président. Le papa de Nicolas - qui verrait bien son fiston en Président des États-Unis - s'en réjouit d'avance.

Sarkozy ou la révolution de la communication
Lorsque Michel Field évoque une «communication présidentielle un peu rénovée en surface», Pégard éberluée par tant d'effronteries n'en peut plus: «Un peu !!?? Il a beaucoup cassé les codes dans sa relation avec les journalistes, avec les médias qu'il connaît par coeur, il s'intéresse beaucoup aux médias. Il est un enfant de la télévision». Bizarre comme avec Sarkozy on en revient toujours à l'enfance.

Sarkozy, l'authenticité faite homme
«Sera-t-il un enfant de l'internet ?» poursuit Catherine Pégard «Il ira un jour discuter sur Internet. (…) Il le fera d'une manière authentique. Il ne le fera pas en disant, je touche le cœur de cible qui, que, quoi, il ne raisonne jamais de cette façon là». Avant de se dédire environ 10 secondes plus tard lorsque Michel Field lâche : «quand il passe à la télé, il regarde les audiences, et si ça a marché il est content» ; Pégard «oui, c'est à peu près ça». Confondant…

Derrière le Président, il y a aussi un homme
Le tout agrémenté d'un peu de Pathos bien comme il faut, histoire de relativiser l'impopularité du Président dans une soupe politico-psycho-sentimentalo-sociétale imbuvable : «Nicolas Sarkozy a vécu une année volcanique pour lui même, il y a peu de gens qui sont élus Président de la République, doivent assumer un divorce et se remarier dans la même année. On oublie parfois les tourments personnels qu'il a vécu et les sondages reflètent aussi le trouble personnel qu'il a vécu». Aux dernières nouvelles, personne ne l'y obligeait...

Jean Sarkozy, le portrait craché de son père
Un peu d'esprit de famille car en plus d'idolâtrer aveuglément le père, Catherine Pégard est déjà folle du fils. Évoquant les échanges de tirs récents entre Devedjian et Balkany, Pégard cite le chancelier de Prusse Bismarck : «Dans un système à trois puissances, il faut être l'une des deux et j'ai une pensée pour Jean Sarkozy». Voilà le petit clairement adoubé.

Et dire que des gens ne l'aiment pas...
Enfin, last but not least, le syndrôme Caliméro : «après l'année qu'il vient de passer, après des événements qui sont plutôt des succès, la preuve que les réformes avancent, si la révision constitutionnelle ne passe pas, on lui attribuera cet échec». C'est vraiment trop injuste.

L'éloge de la vacuité
En guise d'introduction à cet époustouflant exercice d'analyse médiatico-politique en forme d'éloge de la vacuité, Michel Field rappelait à juste titre que Catherine Pégard qui se définit, elle même, désormais comme une journaliste au service particulier du Président de la République «était passée de l'autre côté».
Du côté obscur, sans doute…

       

Ajouter à: Add to your del.icio.us del.icio.us | Digg this story Digg

Commentaires ( posté):

Postez votre commentaire comment


Notes
Pas de note pour cet article
Estimez cet article
0